TALENTS EMERGENTS
SELECTION 2009-2010






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// Elvire Bonduelle
// Andrew Foster
//
Markus Hanakam & Roswitha Schuller
// Lucie & Simon
// Stéphanie Nava
// Caroline Tapernoux

// Michael Salvatore Tierney




2009 



Michael Salvatore Tierney - photographe - Los Angeles
Blythe Projects, clik

 
  
L.A. Law Library
courtesy the artist
 
Baggage_Claim_LAX
courtesy the artist
  
     

   
Elementary
courtesy the artist
 Hall of Adminstration Los Angeles
courtesy the artist
  

Michael Salvatore Tierney  ou « l'infinité des sensations »

Après un début de carrière comme peintre Michael Salvatore Tierney, photographe travaillant à Los Angeles, en est venu peu à peu à utiliser la photographie comme matériau principal de son travail. Il s'y sent à l'aise et cela se voit car il joue avec ses images. Michael S. Tierney fabrique, en effet,  des images mais, débarrassées de cette idée parfois fatigante et que l'image doit véhiculer une idée, un message. Michael S. Tierney utilise sa photo comme Georges Pérec l'écriture, en l'étirant au plus loin dans sa forme. La forme engendre-t-elle le fond, produit elle du contenu, dans ce domaine aussi ? dans le cas de ce jeune photographe, oui, le travail de la forme produit une « infinité de sensations » selon une expression empruntée à Descartes.

Michael Salvatore Tierney trouve ses sujets dans la réalité d'une usine, d'un hall d'aéroport, d'une salle de théâtre. Sur place il utilise toute la panoplie technique disponible du photographe et joue avec toutes les possibilités d'angles, de temps d'exposition, d'éclairage. Le sujet, la représentation de la réalité, n'est qu'un prétexte à un travail plus profond. Dans son laboratoire, la photo une fois tirée, il examine toutes les possibilités de cette image. Il se met alors à la triturer en exagérant, en développant, en multipliant les pistes esthétiques qui se proposent.

Par ailleurs, Michael Salvatore est, par sa formation de peintre, naturellement un coloriste et il exploite la couleur jusqu'à épuisement. Un jaune clair sur un coin de fauteuil devient le jaune citron acidulé qui donnera la tonalité générale et qui fait grincer les dents quand on la regarde tant il étire cette possibilité.  Le volume, l'espace sont fondus en un seul bloc sans dessus, sans dessous mais avec toujours un point de fuite qui donne du corps, du volume précisément à l'ensemble.  

Dans « Tentative d'épuisement d'un lieu parisien »  Georges Pérec, écrivain français,  décrivait rigoureusement et minutieusement la place St Sulpice de Paris sur laquelle il s'était rendu pendant 3 jours, se plaçant à plusieurs endroits et  à des moments différents de la journée. En s'imposant des contraintes formelles, il a poussé au plus loin la forme littéraire de la description pour générer un genre nouveau. Michael Salvatore Tierney travaille l'image de départ et développe toutes ses possibilités esthétiques jusqu'à la limite de l'épuisement de l'image pour un résultat vraiment intéressant, une image pure.

Dans ce monde du « tout image » que nos yeux subissent par assauts permanents sur les murs, les pages de magazine, à la télévision qui finissent par donner une image vide de sens à force d'en avoir trop, j'ai trouvé approprié de justement vous proposer une vraie belle et pure image, de celle qui vous oxygène au lieu de vous étouffer.

Beatrice Chassepot
Los Angeles le 7 novembre 2009

clik sur son site : http://www.tierneyprojects.com/ 
clik sur sa biographie ici
 


 

Andrew Foster -américain/L.A., peintre-



# 21
oil on canvas
courtesy the artist
   
"Girl on Girl on yet another Girl"
# 30 - 2008 - oil on canvas 72" x 48"
Courtesy Jonathan LeVine Gallery

This is a Foster!

Pour combien d'œuvres pouvons-nous coller sans hésiter le nom de leur auteur ? Pour les Anciens tous, puisqu'ils sont anciens mais pour les peintres contemporains ? Très peu en vérité, mais voici  Andrew Foster. A 27 ans, ce jeune peintre de Los Angeles possède la maitrise technique d'un vieux routard de la peinture ce qui lui laisse les coudées franches pour les sujets.

Mais, ne trouve pas de sujet qui veut. Nous sommes actuellement noyés sous un flot de peintures d'après photo, sans aucun intérêt, et Andrew Foster est un des rares à y échapper car il travaille d'après dessin ou souvenirs... Il a une manière intéressante de choisir et traiter un sujet.  Ses sujets sont indubitablement érotiques, d'un érotisme frais et débridé. Mais ici on est loin de la vulgarité d'un John Currin.

Avec Andrew Foster on est plus proche de Degas qui représentait ses modèles en les surprenant dans une situation censée être de l'ordre du privé, de l'intime. Foster, lui aussi, nous fait pénétrer dans l'intimité de l'univers féminin mais un univers fantasmé non aussi fidèlement réaliste que Degas. Par ailleurs, de même que Degas choisissait une scène en pleine action (on pense à la série des femmes au bain, ou des danseuses bien sûr),  Andrew Foster nous dépeint le plus souvent une scène qui est le début ou la fin d'une histoire (un élément sur la toile vient en témoigner comme une chaussette ou des bas encore ajustés ou défaits, une bouteille renversée ou droite encore).

Cette manière de ne pas livrer le corps principal du sujet permet de donner une dynamique très novatrice à la toile, en dehors du champ critique traditionnel qui portait jusqu'à présent sur la composition ou la couleur. L'artiste crée un élan « hors cadre », où l'action principale se passe hors champ. Un ailleurs, qui, en l'occurrence se passe dans la tête de chaque spectateur.

Ne livrer qu'un fragment de l'histoire est aussi une élégance de l'auteur qui, comme Degas, introduit son propre détachement de l'œuvre, puisqu'il suggère, répétons le, que la scène principale se passe en dehors de sa toile. C'est second degré emprunt d'humilité pour cette grande affaire qu'est la Peinture.

La peinture d'Andrew Foster émerge de multiples influences qui vont de l'univers des cartoons de Dysney ou Warner Bros dans lequel il a baigné à l'histoire de la peinture européenne qu'il vénère, en passant par les mangas et la bande dessinée traditionnelle qu'il dévore. On les sent dans les couleurs pastel choisies et la drôlerie des situations.

Humour, tons pastels, situations rocambolesques, ce sont des éléments qui poussent à comparer Andrew Foster à un genre né à Los Angeles, le pop surréalisme porté entre autre par un artiste contemporain de Los Angeles, Mark Ryden. Ce serait un raccourci trop rapide et réducteur pour Andrew Foster. En effet, Ryden propose des sujets qui ne sont pas de l'ordre de l'intime mais dépeignent des histoires qui empruntent à des mythes et légendes connues de tous ou autres histoires appartenant à l'imaginaire collectif. Ensuite, les compositions de Ryden, et des pops surréalistes en général, posent tous les éléments de l'histoire sur la toile retirant au spectateur la possibilité de s'approprier la toile pour la poursuivre personnellement. 

Au contraire, par le choix de son sujet, de son incipit pourrait on dire,  Andrew Foster nous fait une proposition qui nous laisse le soin, à nous spectateur, -selon qui nous sommes et ce que nous sommes-, de développer notre propre imaginaire dans cette part absente de l'histoire qu'il a entamée ou terminée.

Nous le voyons, si quelques éléments formels peuvent effectivement l'assimiler aux pops surréalistes,  nous notons cependant qu'Andrew Foster s'engage sur un chemin plus personnel, plus subtil avec une vision radicalement différente de la relation qu'il propose entre ses toiles et le spectateur.

Il en ressort une peinture « signée », unique, qui est, paradoxalement à la fois bien dans son époque et totalement ailleurs, intemporelle. Souhaitons une longue et riche carrière à ce très jeune artiste.

Beatrice Chassepot  - Los Angeles September 29th, 2009

go to his website (still in progress..) http://www.andrewmfoster.net/andrewfoster.html
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oil on canvas - 2008
 
#28
oil on canvas - 2008


Caroline Tapernoux -Suisse- Installations, performances-


Panneau mural
courtesy de l'artiste
    
oeuvre sur plexiglas
courtesy de l'artiste


Caroline Tapernoux : saisir l'insaisissable

Voila quelques temps, je m'arrêtai devant une petite pièce murale superbe de Caroline Tapernoux qui était accrochée sur les murs d'une collection privée. Au milieu des autres pièces de la collection elle apportait une touche de sobriété, une respiration différente des autres. Elle était à part. C'est là que j'ai connu pour la première fois, et retenu, le nom de cette artiste Suisse qui vit dans le Sud de la France.

Caroline Tapernoux est à l'image exacte de cette Europe qui se construit plus rapidement grâce à l'art contemporain que par la politique. Un exemple supplémentaire s'il était encore besoin du rôle d'éclaireur avant-gardiste de l'art.

Inévitablement nos chemins se sont encore croisés et je re-découvre l'œuvre de Caroline Tapernoux, puissante et discrète qui tente de saisir l'insaisissable.

Nous avons tous vécu ces moments furtifs où notre rétine capture une image que l'on trouve sublime mais éphémère. Une image que l'on n'a même pas le temps de montrer à l'autre tant elle est fugace. Elle reste en nous à l'état de sensation délicieuse. C'est ce moment là que Caroline Tapernoux RE-fabrique, ce glissement de la rétine à la sensation. Elle utilise le plexiglas, la résine, la lumière, la vidéo ou tout autre matériau ou medium qui lui permet de décliner un vocabulaire liquide. Cette fluidité qu'elle obtient transmet idéalement un sentiment fugace et apporte une note poétique superbe.

Les oeuvres vidéo sont projetées sur des supports tous préexistants au travail de Caroline ce qui ajoute un effet de surprise au regard qui redécouvre son lieu quotidien sous un versant nouveau

Beatrice Chassepot, Los Angeles, September 25th, 2009

Son site est en cours de construction clik



Résine
courtesy the artist
   

Video sur mur
courtesy the artist






Markus Hanakam & Roswitha Schuller -Autriche-
Galerie Patrick Ebensperger


STORYBOARD
Series of Drawings, Mixed Media on Paper, Size US-Letter
2008/09

 

STORYBOARD
Series of Drawings, Mixed Media on Paper, Size US-Letter
2008/09

 

STORYBOARD
Series of Drawings, Mixed Media on Paper, Size US-Letter
2008/09


Markus Hanakam & Roswitha Schuller : Out of time!

Comment évoquer une œuvre aussi singulière que celle de Markus Hanakam & Roswitha Schuller.

Pur produit de leur imagination fertile et débridée, ils organisent dessin après dessin, installation après installation, photo après photo, vidéo après vidéo, un champ de contraintes esthétiques assez impressionnant. Ils tissent au fil de leurs travaux une trame complexe faite de codes précis et rigoureux.

Il en résulte un système où chaque élément filmé, dessiné, en volume ou en mots, occupe une fonction précise avec une vie propre, une "organisation sociale", pourrait on dire, à peu près aussi complexe et équivalente à celle des fourmis par exemple !

Markus Hanakam & Roswitha Schuller créent leur monde, un ailleurs, hors des considérations économiques, politiques ou sociales de notre temps. IIls sont out of time. lls font partie de ces artistes qui créent un langage et le développent. Le fait de créer et de produire à deux en amplifie davantage la complexité et la rend d'autant plus attractive. Comme tout langage nouveau il peut y avoir un côté abscons puisqu'inconnu, mais si l'on prend le temps de regarder -prendre le temps, c'est tout ce que nous aimons ici-, le temps de comprendre, on s'immerge dans une œuvre vraiment singulière.

Béatrice Chassepot - May 8th, 2009



Road movie - Los Angeles 2009
courtesy the artists

Galerie Patrick Ebensperger clik

Markus Hanakam & Roswitha Schuller website clik

Markus Hanakam & Roswitha Schuller biography clik


 


Stéphanie Nava -française-

Galerie Riccardo Crespi clik / Milan / ITALIE

 
   
  
       


"Considering a plot" 2008
   "

"Considering a plot" 2008,
  
Stéphanie Nava : Ethno-Artiste !

Stephanie Nava est déjà une jeune artiste qui trace sa route avec maestria.  Elle excelle en dessin où son trait noir, plein et régulier, coule agréablement. Cette jeune artiste dessine remarquablement. Mais la présentation particulière de ses dessins, de très grand format, sous forme d'installation ou sur support mural nous incline à nous interroger plus loin. Comment expose t elle en effet, et quoi ?

A partir de faits existants, comme ci-dessus l'histoire des jardins ouvriers("Considering a plot") qui se sont multipliés pendant la guerre, elle reconstitue ou plutôt recrée les faits avec son propre vocabulaire artistique. Sur l'exemple ci-contre, les légumes sont dessinés de façon alignée, sur de grandes feuilles de papier suspendues sur des poteaux de bois. Ces légumes poussent sur la feuille qui devient une feuille/terreau (admirable métaphore pour qui aime le dessin).

De même que Lévi-Strauss appliquait  l'analyse structurale à l'anthropologie pour découvrir de nouveaux liens de parentés, Stéphanie Nava déploie sa propre méthode analytique pour mener son travail  d'ethnologue/artiste. Elle nous offre un nouveau regard sur des faits déjà connus, passés (comme l'on dit d'une couleur qu'elle est passée) et ravive ces faits en les éclairant d'un jour nouveau avec les outils que lui offre son vocabulaire artistique.

Et de même qu'un poète utilisera un mot commun à une place telle et dans une combinaison telle de mots qu'il devient poétique, différent presque du sens habituel, Stéphanie Nava créée un univers linguistique d'une telle manière qu'il en devient poétique, autre.

En employant cette méthode Ethno-artistique, Stéphanie Nava nous interroge, nous aussi, amateurs d'art, sur les liens que nous pourrions entretenir avec ces œuvres là et avec l'Art d'une façon plus générale. Au sortir d'une des expositions de Stéphanie Nava,  on en arrive à se poser mille questions, de quelle manière doit-on lire l'Art ? Globalement ? Analytiquement ? Faut-il qu'il ait un but, si oui lequel, si non pourquoi ? Ce sont les mêmes questions qu'au sortir d'une poésie qui nous aurait à ce point touchés que l'on se pose mille questions comme on ouvre une boite de Pandore.

Béatrice Chassepot, 3 avril 2009

Clik sur le site de Stéphanie Nava

Rencontrée en Juin 2008, sur be-art-website en avril 2009 depuis belle actualité, à suivre dans la rubrique actu


 


Lucie & Simon -photographes - français-
 
   
 

Upside Down !

En photographie bien évidemment tout est question du point de vue.  Par nature, le sujet est déjà physiquement là, il ne s'invente pas. Cadrage, temps de pose, angle, objectif, lumière etc.. Ce sont les aspects techniques à maitriser pour aller au-delà et développer une intention. 

Lucie et Simon, produisent en duo un travail étonnant. On note de nombreuses recherches directement influencées de leurs prestigieux aînés, dans l'épure, le systématisme des sujets traités ou les temps d'exposition.

Mais tout bon élève dépassant le Maître, on sent nettement une recherche très personnelle (il faudrait ajouter un « s ») qui engendre une vraie création : un point de vue spécifique « Upside down ».

Dans la série « Scènes de vie » Le point de vue d'en haut, la plongée dans l'intimité des gens, au cœur de moments qui ne regardent qu'eux, cette vue intrusive est esthétiquement intéressante. Mais l'œil s'arrête plus encore sur le côté « sens dessus dessous/upside down » de certaines photos où il n'existe plus de repères visuels ordinaires à quoi l'œil peut se raccrocher.  Il s'ensuit une sorte de panique de la rétine qui court dans tous les sens. Cet effet est accentué par un velouté de formes et de couleurs douces qui sont habituellement confortables et non perturbantes.  Ici, pas de haut de bas, de dessus de dessous, tout se mêle. Comment est-elle assise ? Est-ce le ciel est-ce l'eau ? Où va ce pont, cet escalier ? Mais comment s'y sont ils pris ? Plus on s'enfonce dans la lecture, plus on est désorientés.

Je vois immédiatement une relation évidente avec les recherches picturales de Damien Cadio (voir talents émergents) qui offrent le même confort visuel. L'ensemble qu'il propose permet à l'œil de rentrer dans la toile, mais plus il y rentre plus il est déstabilisé.

Il s'agit du processus inverse de lecture d'une œuvre d'art. Habituellement l'œil construit une histoire à partir des éléments visuels proposés. Ici nous sommes dans la déconstruction.

Ces artistes ci s'attaquent, à mon sens, à l'une des recherches les plus intéressantes de notre art contemporain, un terrain encore en friche, le sujet. Cet aspect là du sujet qui se déconstruit au fur et à mesure qu'on le lit et qui n'a jamais été étudié depuis Goya, et encore ne s'attaquait il pas à la déconstruction mais à une seconde lecture de son œuvre.

Souhaitons à Lucie et Simon un long duo afin de voir ce processus, tout  à fait novateur, se développer encore.

clik on their website here

Béatrice Chassepot

Introduits sur le site le 15 février 2009





Elvire Bonduelle -française-


Le chocolat -2003 -
(dessous de plat), céramique, 10x20cm

 
Jardin à la française - 2006
tissus éponge et structure, installation in-situ, Galerie Artcore, Paris

  
     

« L'humour est la politesse du désespoir »  comme le soufflait Boris Vian. Il vous faut absolument connaître et faire connaître, Elvire Bonduelle, par ces temps obscurs qui courent. Elle est tout simplement inénarrable. Cette jeune artiste utilise les mots et leurs combinaisons au "pied de la lettre". Ils sont un prétexte qui déclenche chez elle une avalanche de réalisations artistiques de toutes sortes : dessin, sculpture, vidéo, chant, couture, céramique. Tout l'intéresse, volume, espace, perspective, sens, esthétisme, sujet, couleurs.... Elvire est résolument une artiste libre foisonnante d'idées, qui n'a pas de frein technique et construit peu à peu une Œuvre cohérente qui prend du sens.

Une pièce drôle chez un artiste plasticien contemporain est parfois accidentelle dans son parcours ou bien souvent de l'ordre de la moquerie méprisante de ce bas monde. Chez Elvire rien de tel. Son humour est généreux et permanent. Il est sa manière de nous proposer la vie. Aucun mépris pour ce bas monde sinon un grand éclat de rire dans lequel elle a envie de nous emporter. Comme elle le dit si bien « il faut se détacher des petites choses ».

allez sans plus tarder sur son site clik

Béatrice Chassepot -

Introduite en janvier 2009 sur be-Art
 
"Haltères", 2008
bois tourné laqué et les oeuvres de Ji-Sun Shin, "Souvenirs", (c)est-nord-est

  






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